Accord interprofessionnel pour le renforcement de la recherche

p27-collections-fourraga%cc%88res-%e2%88%8fgnis-1Le 16 février 2016, un accord interprofessionnel relatif au renforcement de l’obtention végétale dans le domaine des plantes fourragères a été conclu au sein du Gnis. Cet accord a été signé par des représentants de 4 collèges siégeant à la section Semences fourragères et à gazon : l’UFS (Union française des semenciers) pour la sélection et la production, la Fnams (Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences) pour la multiplication, la CNE (Confédération nationale de l’élevage) ainsi que l’AFPF (Association française pour la production fourragère) pour l’utilisation. Cet accord, comme son nom l’indique, vise à renforcer l’effort de recherche en matière d’obtention végétale.

Cet accord est le fruit de réflexions menées depuis 2013 au sein de la section. Il permet de mettre en application, dans le domaine des fourragères, l’évolution du cadre réglementaire. En effet, en 1994, la réglementation européenne a reconnu aux agriculteurs le droit de produire leurs semences à la ferme à partir de variétés nouvelles protégées par un COV communautaire (certificat d’obtention végétale), sous réserve d’une rémunération pour l’entreprise détentrice des droits de la variété utilisée. Puis, en 2011, la législation française a elle aussi évolué et légalisé les semences de ferme de variétés nouvelles protégées par un COV français.

L’accord signé s’inscrit également dans la volonté de l’Hexagone de développer son autonomie en matière de protéines végétales. Pour cela, un soutien spécifique financier est accordé aux obtenteurs, dans un secteur impacté par les nombreuses difficultés que rencontre le monde de l’élevage.

Le renforcement des efforts de recherche, permis par cet accord, va bénéficier à l’ensemble de la filière :

  • Grâce à cette aide financière, les semenciers vont pouvoir maintenir leur effort de recherche. Rappelons que celui-ci s’élève à 6,2 millions d’euros en moyenne par an, mais se voit actuellement fragilisé par le contexte économique difficile.
  • Les éleveurs vont disposer de variétés toujours plus performantes pour leurs animaux, et ainsi améliorer leurs performances économiques.
  • Les nouvelles variétés créées vont garantir la compétitivité des productions de semences des agriculteurs-multiplicateurs français.
  • Enfin les organismes signataires représentant les éleveurs vont également mener des actions, notamment de communication, pour rappeler tout l’intérêt et l’importance des semences certifiées et de l’amélioration variétale.

Dans le cadre de l’accord, la section a édité un document explicatif intitulé « La semence certifiée pour prairies : sécurité et rentabilité pour votre élevage ». Ce document permet de rappeler les atouts de la semence certifiée en culture : qualité germinative, qualité sanitaire et traçabilité. Il a été envoyé aux prescripteurs et aux conseilleurs agricoles des régions productrices de semences fourragères.