Développer des zones de production de semences spécifiques

betteraves

La mise en place de zones spécifiques de production est une parfaite illustration de la mobilisation de la filière pour assurer la qualité des semences produites.

Pour les betteraves, le pollen peut être transporté par le vent sur de très grandes distances. La maîtrise des isolements entre les productions de semences des différents types de betteraves (sucrières, fourragères et potagères) est un enjeu capital pour assurer la qualité variétale des semences produites.

C’est pourquoi, en complément des distances d’isolement à respecter, la création de zones interprofessionnelles dédiées à un type de betterave ou sans aucune production de betterave permet de réduire au maximum les risques de pollutions polliniques.

Depuis 2015, en lien avec la section Betteraves et chicorée industrielle, un travail a été lancé pour redéfinir l’ensemble des zones interprofessionnelles dédiées à la production de semences de betteraves. Après une concertation réalisée dans les différentes régions concernées, 22 zones interprofessionnelles situées dans 6 régions (la Beauce, le Berry, la vallée de la Durance, dans la Drôme et la vallée du Rhône, dans le Sud-Ouest et en Ille-et-Vilaine), dont -5 affectées pour les betteraves potagères, ont été définies et validées fin 2016 par les 2 sections impliquées. Leurs délimitations géographiques et leur affectation, ont fait l’objet d’un accord interprofessionnel intersections qui précise également les acteurs concernés, les règles de gestion avec la cartographie des parcelles avant leur implantation et leur validation en réunions régionales.

Pour les haricots, la production de semences peut être gravement altérée par une maladie très préjudiciable, la graisse qui est due à deux bactéries et qui peut se transmettre par les semences. Pour produire des semences de haricots indemnes de cette maladie, des zones protégées ont été créées par arrêtés dans le Maine-et-Loire et le Loir-et-Cher. Dans ces zones, les établissements et les agriculteurs-multiplicateurs doivent respecter un cahier des charges très strict.

Suite à la découverte d’une contamination par de la graisse dans une de ces zones en 2016, deux parcelles ont dû être détruites. Au regard de cette situation, la section Plantes potagères et florales du Gnis a décidé de renforcer certaines obligations du cahier des charges de fonctionnement de ces zones. L’objectif était de conforter la maîtrise sanitaire de ces territoires et de pérenniser le contrat d’assurance qui indemnise les agriculteurs en cas de détection de la maladie. Cette révision du cahier des charges a été réalisée au cours de l’hiver 2016/2017 en concertation avec les Présidents de ces zones, les représentants des entreprises, des agriculteurs-multiplicateurs et l’assureur. La nouvelle version consolidée a été validée au printemps 2017 pour une application immédiate dès la production 2017.