Édito de François Desprez, Président du Gnis

francois-desprez

En 2017, la filière semencière française a de nouveau démontré sa performance et son efficacité.

Avec un chiffre d’affaires à l’exportation, qui avoisine les 1,6 milliard d’euros et un excédent de la balance commerciale de 959 millions d’euros, elle confirme sa place de premier exportateur mondial. Ce résultat économique, soutenu par un investissement massif en recherche et développement, rend notre interprofession particulièrement légitime pour participer aux débats des États Généraux de l’Alimentation et pour avancer ses idées et ses solutions.

Ces États Généraux de l’Alimentation confirment que nos principales thématiques, la sélection végétale et la production de semences, intéressent réellement la société civile. Nous nous devons d’entendre les questionnements qui en émanent tout en restant à l’écoute des filières agricoles qui utilisent nos semences.

La volonté des pouvoirs publics, clairement exprimée à l’occasion de ma rencontre avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, est bien de susciter une réflexion approfondie. Elle se concrétisera par des actions menées au sein des interprofessions, pour réussir la transition agroécologique dans laquelle est engagée l’agriculture française. Le Gnis se mobilise pour relever le défi qui nous a été lancé : fournir un plan de transformation de la filière qui implique toutes les instances du Gnis ainsi que nos partenaires dans le cadre d’un dialogue élargi conformément à l’esprit de ces États Généraux.

Ce plan pluriannuel fixera un cap et le rythme auquel notre filière devra s’adapter, rythme qui doit naturellement être soutenable par les professionnels de la filière. La suppression brutale de moyens de production sans solutions alternatives durables n’est pas envisageable car elle mettrait en péril la pérennité de l’activité agricole dans sa globalité. Pour contribuer à ces nouvelles solutions et relever les défis posés par cette mutation, nous avons également besoin d’avoir accès aux perspectives offertes par les NBT (New Breeding Techniques), gages d’avancées majeures de la filière.

Le Gnis approfondit par ailleurs la modernisation, engagée depuis plusieurs campagnes, de ses structures et de son fonctionnement. Le conseil d’administration a ainsi lancé une réforme ambitieuse du financement du groupement dont les principes sont l’équité, la simplicité et la stricte suffisance. Nous faisons confiance à l’équipe de direction ainsi qu’à tous les collaborateurs du Gnis pour mettre en œuvre efficacement cette indispensable évolution.

Il est clair aux yeux de tous que nous vivons un changement majeur de modèle agricole. Compte tenu de l’importance reconnue des semences et de la sélection végétale, le Gnis est clairement identifié comme un levier essentiel pour que cette nouvelle étape soit une réussite pour les agriculteurs et leurs filières. Nous avons des solutions à proposer. Engageons-nous collectivement pour faire que cette transformation soit une chance pour tous les maillons de notre filière !