GSPP, PQP et ESTA continuent à se développer

Les labels privés PQP (Plan qualité poussières) et GSPP (Good Seed and Plant Pratices) continuent à se développer. Tous deux ont été lancés en 2011 à l’initiative des entreprises de la filière semences…

Le PQP vise à limiter les poussières de produits phytosanitaires émises lors des traitements de semences en usine. L’enrobage des semences de maïs est soumis à un dispositif réglementaire depuis 2009. Mais, en 2011, les entreprises françaises productrices de semences de maïs ont décidé de se soumettre à un niveau d’exigence encore plus élevé et d’engager une démarche volontaire avec un référentiel commun. La vérification de ce référentiel a été confiée au Soc. Aujourd’hui, ce référentiel couvre également les espèces céréales à paille, les protéagineux, le tournesol et le colza. 40 sites de production ont été audités par le Soc et certifiés sur la campagne 2015-2016. La dernière campagne a aussi permis d’engager la modification du référentiel PQP, afin de permettre une meilleure compatibilité avec la réglementation sur les agréments Certiphyto. Par ailleurs, une réflexion autour de la faisabilité de baisser la norme poussière a été initiée.

La même dynamique d’encadrement des émissions de poussière de produits phytosanitaires a été reprise au niveau européen, avec la création de l’ESTA (European Seed Treatment Assurance). Le Soc constitue l’un des organismes auditeurs du référentiel ESTA. Les entreprises semencières ont donc la possibilité de faire certifier la bonne application des référentiels PQP et ESTA par le Soc. Le Soc est ainsi amené à réaliser des contrôles de plus en plus fréquents en Europe. En 2015-2016, 29 sites ont été audités par le Soc et ont reçu la certification ESTA (26 en France, 1 en Espagne, 1 en Ukraine, 1 en Belgique).

Lancé en 2011 à l’initiative des entreprises de la filière semences, le GSPP a pour objectif de lutter contre la propagation de la bactérie Clavibacter michiganensis michiganensis (Cmm) sur les semences et plants de tomate. Ce programme s’appuie sur un référentiel privé de bonnes pratiques sanitaires. Le programme GSPP compte désormais 26 entreprises accréditées pour 42 sites de production répartis dans 10 pays.