Lutter contre la chrysomèle du maïs

mais-hybride

Dans le cadre de l’accord interprofessionnel relatif à la surveillance et à la lutte contre Diabrotica et les autres organismes nuisibles du maïs, un appel à projets avait été lancé en 2015 pour faire avancer la recherche contre la chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera). En 2016, les trois projets de recherche retenus ont été lancés, et ce pour une durée de trois ans. Financés par le Fonds Diabrotica, ils visent à mettre à disposition des agriculteurs, des mesures de suivi et de lutte efficaces et durables.

Parallèlement, la section a continué à mettre en place les mesures de surveillance contre la chrysomèle comme convenu dans l’accord interprofessionnel, afin de mieux connaître la propagation de l’insecte. À ce titre, les actions d’épidémiosurveillance se sont poursuivies sur tout le territoire, coordonnées par les Chambres Régionales d’Agriculture. L’objectif de cette évaluation est double : suivre l’évolution de la propagation de l’insecte dans les foyers où il a déjà été repéré et identifier les nouveaux foyers d’apparition.

Les résultats des piégeages mettent en avant que l’insecte continue à se propager dans les zones où il est historiquement présent (Rhône-Alpes et Alsace).
Le Sud-Ouest et l’île-de-France sont attentivement surveillés, suite à quelques insectes piégés.

Sur la campagne 2016/2017, davantage d’insectes ont été repérés, ce qui s’explique par deux faits : l’augmentation de la population de chrysomèle dans ses zones historiques et un meilleur positionnement des pièges sur les parcelles à risque. Grâce à ces données, les agriculteurs maïsiculteurs pourront adapter leurs mesures de lutte sur leurs parcelles selon la pression de l’insecte.

L’accord interprofessionnel arrivant à échéance le 30 juin 2017, la section a engagé sur la campagne 2016/2017 des travaux pour sa reconduction. Les professionnels de la section Maïs et sorgho se sont réunis à trois reprises et ont convenu d’un projet de renouvellement, validé lors du conseil de section du 29 juin 2017. Les professionnels convergent sur le fait de continuer à s’engager en faveur de la recherche sur les autres organismes nuisibles du maïs.