PQP, GSPP, ESTA : poursuite des labellisations

Le label privé PQP (Plan Qualité Poussières), lancé en 2011 à l’initiative de la filière, continue à se développer. Il vise à limiter les poussières de produits phytosanitaires émises lors des enrobages de semences en usine et des semis de semences traitées. Depuis 2009, l’enrobage des semences de maïs est soumis à un dispositif réglementaire. Or, en 2011, les entreprises françaises productrices de semences de maïs ont décidé de se soumettre à un niveau d’exigence plus élevé et de s’engager dans une démarche volontaire avec référentiel commun. Le Soc est en charge de la vérification de ce référentiel, qui a depuis été étendu aux espèces de céréales à paille, aux protéagineux, au tournesol et au colza. 42 sites ont été audités sur la campagne 2016/2017.

La même dynamique d’encadrement des émissions de poussière de produits phytosanitaires a été reprise au niveau européen, avec la création de l’ESTA (European Seed Treatment Assurance), dont le Soc est un des organismes auditeurs. Les entreprises semencières ont ainsi la possibilité de faire certifier la bonne application des référentiels PQP et ESTA par le Soc.
En 2016/2017, le Soc a audité 45 sites en Europe, dont 34 ont reçu la certification ESTA. À ce jour, 33 entreprises sont accréditées ESTA pour 45 sites de productions répartis dans 4 pays. Des modifications de ces référentiels ont été engagées depuis la campagne 2015/2016 sur deux axes : la rendre compatible avec la réglementation sur les « Certiphyto » et en revoir le niveau de norme poussière.

Lancé en 2011 sur une initiative commune entre les producteurs français et néerlandais, le GSPP (Good Seed and Plant Pratices) vise à lutter contre la propagation de la bactérie Clavibacter michiganensis michiganensis (Cmm) sur les semences et plants de tomate. Ce programme s’appuie sur un référentiel privé de bonnes pratiques sanitaires. À ce jour, 37 entreprises sont reconnues conformes au référentiel pour 86 sites de production répartis dans 17 pays.