GNIS

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Missions interprofessionnelles

ACCOMPAGNER LA COMPÉTITIVITÉ DE LA FILIÈRE

Le GNIS porte le message et la volonté d’une interprofession forte et innovante qui s’attache à répondre aux attentes de la filière et des pouvoirs publics, tant en France qu’à l’international. La filière française, premier exportateur mondial de semences agricoles, se démarque par son professionnalisme et l’excellence de ses productions. Le GNIS veille à soutenir ces positions, d’une part, et à oeuvrer pour des échanges entre pays sur des aspects techniques et réglementaires, d’autre part.

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En complément des actions techniques qui sont financées par les sections, le conseil d’administration a souhaité soutenir des actions de développement du réseau des agriculteurs-multiplicateurs et de diffusion de l’innovation.

Ainsi, au mois d’octobre 2018, il a lancé un appel à projet de nouveaux programmes triennaux et l’a doté d’un budget de 800 000 euros. Celui-ci vise à renforcer le transfert d’innovation vers les agriculteurs-multiplicateurs et à s’assurer du maintien d’un réseau où ceux-ci seront informés techniquement et performants économiquement. Après études des dossiers qui lui sont parvenus, le conseil d’administration a retenu trois projets, qui seront pris financièrement en charge par le GNIS à hauteur de 60 à 80 %. Pour leur suivi, des conventions triennales seront établies avec les organisations porteuses des projets.

En août 2017, des entreprises françaises, qui ont vu leurs semences refusées par les autorités chinoises car positives à la bactérie Candidatus liberibacter, ont sollicité l’aide du GNIS.

Ainsi, le service des relations internationales a entrepris des démarches auprès de l’ambassade de France en Chine, afin de mettre au clair les techniques de détection de la maladie, les modalités de sa transmission et d’expliquer comment un traitement à l’eau chaude ou à l’air chaud rend les semences saines. Un argumentaire technique sur l’état des connaissances actuelles a été fourni aux autorités chinoises. Il a permis d’obtenir une autorisation à titre conservatoire d’exportation des lots de semences de carotte produites en France. Une démarche similaire a été engagée auprès des autorités sanitaires de Corée du Sud où les entreprises sont confrontées aux mêmes problématiques. Un dossier spécial sur cette bactérie sera réalisé, soumis à la validation du ministère de l’Agriculture et de l’Anses pour pouvoir être utilisé dans différents pays.

Le GNIS souhaite orienter ses actions vers ce soutien aux entreprises, d’autant que cela rejoint la volonté de l’État de responsabiliser l’interprofession.

Au Soudan, des entreprises exportatrices ont vu leurs semences potagères soumises à des tests sanitaires qui ont révélé des résultats différents de ceux réalisés en France.

Elles ont sollicité le GNIS, qui a organisé la visite d’une délégation de spécialistes sanitaires soudanais. Ainsi, ils ont découvert nos méthodes d’analyse pathologique, au sein du GEVES, afin d’identifier les éléments qui donnent lieu à des interprétations distinctes des résultats entre nos deux pays. Ces échanges d’expertise devraient permettre d’homogénéiser nos résultats et ainsi relancer l’exportation des semences des entreprises françaises au Soudan.

En 2017, le GNIS a lancé une étude sur les importations de semences et plants des pays d’Afrique, pour connaître et estimer les marchés de ces pays.

Renouvelée tous les trois ans, elle permet également de visualiser leurs évolutions, de comparer les volumes de semences importés, leurs origines et les types d’espèces. L’Afrique est un continent marginal dans le domaine des semences, mais les importations africaines connaissent un dynamisme remarquable. La progression des importations à l’échelle du continent témoigne de quelques disparités locales mais est révélatrice d’une économie agricole en développement et d’une certaine forme d’intensification. La France est le deuxième fournisseur de semences et de plants du continent, toutes espèces confondues. Les résultats de cette étude sont transmis aux exportateurs de la filière. Des équivalents sont réalisés sur le continent asiatique et le Moyen-Orient.

Espace de dialogue, d’échange et de décision, le GNIS accompagne les professionnels de la filière, de la sélection des variétés jusqu’à l’utilisation des semences. Son expertise est également sollicitée pour entretenir l’excellence des semences et leur promotion en France et à l’étranger, et permettre une meilleure connaissance de ce secteur à tous les publics.

Pour une règlementation ouverte et protectrice

Dans les années 1960, en vue de favoriser la diversité et la création variétale, la France a adopté le certificat d’obtention végétale. Ce choix politique en matière de propriété intellectuelle est un modèle qui valorise la filière, et que la filière valorise. En 2017 et 2018, le GNIS a participé à deux conseils sur la propriété intellectuelle de l’Aripo (African regional intellectual property organization) ; financé un séminaire de sensibilisation au Ghana ; et appuyé le Sénégal pour qu’il obtienne l’agrément de l’Union européenne, ainsi que l’accréditation Ista qui permet de réaliser de la certification de semences. Un projet, avec la coopération de l’Allemagne, vient d’être lancé pour que le Burkina Faso obtienne ces mêmes accréditations, et un travail équivalent a été réalisé en Ukraine. Dans les pays d’Asie, le GNIS participe au financement d’actions de sensibilisation au sein des pays de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), dans le cadre d’un projet porté par la coopération japonaise.