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CÉRÉALES À PAILLE ET PROTÉAGINEUX

RÉPONDRE AUX ENJEUX DE DEMAIN

Cette année, notre filière a dû faire face à une nouvelle dégradation du taux d’utilisation. Dans ce contexte économique tendu, et dans un contexte réglementaire en permanente évolution, nous nous devons de trouver les ressources nécessaires pour retrouver le chemin de la croissance. C’est dans cet état d’esprit que nous avons pris part à l’élaboration du plan de filière semences, qui clarifie nos enjeux pour demain, dont l’utilisation de mélanges est une bonne illustration. Ces évolutions pourraient s’accompagner de modifications de nos modes de fonctionnement, auxquelles nous nous préparons dès aujourd’hui.

Thierry Momont,Président de la section Céréales à paille et protéagineux

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L’automne 2018 a marqué l’arrivée des mélanges de céréales certifiées dans les gammes commerciales des distributeurs de semences.

La section Céréales à paille et protéagineux s’est prononcée et mobilisée auprès des pouvoirs publics pour demander une évolution de la directive de commercialisation sur ce point. Cette évolution s’est concrétisée au travers de la transposition de l’article 13 de la directive européenne, CE 66/402 via l’arrêté du 26 juin 2018, grâce auquel les établissements auront pu mettre en marché, dès la campagne 2018-2019, des mélanges de céréales et de variétés d’une espèce de céréales. Conformément à la directive, ces mélanges doivent être particulièrement efficaces contre la propagation des organismes nuisibles, et les composants doivent répondre avant mélange, aux règles de certification ou de commercialisation qui leur sont applicables. Cette évolution répond à une demande grandissante du secteur, et la section se félicite de la réactivité et du soutien du ministère dans ce dossier.

Chaque année, les « Rencontres filière » sont un moment clé pour échanger avec les pouvoirs publics sur le secteur.

L’édition de 2018 fut particulièrement réussie. Le 5 avril, à la Cité universitaire de Paris, décideurs, dirigeants d’entreprises, acteurs et représentants du secteur ont échangé sur les enjeux et l’avenir de la profession à l’heure des États généraux de l’alimentation. La matinée était construite autour de la parole d’experts réunis dans trois tables rondes successives : la première interrogeait l’impact des États généraux de l’alimentation sur la filière, la deuxième les certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques, et la troisième l’avenir de la protéine française.

Les 150 personnes présentes, parmi lesquelles de nombreux journalistes, ont pu apprécier les interventions et éclairages de personnalités reconnues, telles que les députés Gérard Menuel ou Jean-Baptiste Moreau, Sébastien Abis, chercheur associé à l’IRIS, directeur du Club Demeter ou encore Sylvie Brunel, géographe, écrivain et économiste. Pour les personnes n’ayant pas pu faire le déplacement, des interviews des principaux intervenants ont été réalisés pour capturer l’essentiel de leurs interventions (disponible sur le site du GNIS).

Avec son 9e appel à projets en 2018, ce sont 14 nouveaux programmes de recherche et développement qui ont été retenus par le FSOV, pour un subventionnement total de près de 4 millions d’euros.

Ces programmes de recherche triennaux, qui visent la création de céréales à paille toujours plus respectueuses de l’environnement et d’une agriculture durable, sont obligatoirement basés sur des partenariats mixtes associant partenaires privés, publiques et instituts techniques. Les programmes retenus cette année touchent à quatre espèces : le blé tendre, le blé dur, l’orge et le triticale.

Cette année, une cinquantaine d’acteurs de la filière ont répondu à ce nouvel appel à projet, parmi lesquels l’INRA, le GEVES, ARVALIS – Institut du végétal, et la quasi-totalité des obtenteurs privés présents en France dans le domaine des céréales à paille. Cette très forte participation d’acteurs montre l’intérêt de ces financements particuliers dans la recherche en création variétale en céréales à paille.

Interviews

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La parole des grands témoins

« Ce secteur qui est ultra performant, d’ailleurs ne s’est pas délocalisé. La France peut, à l’international, exister à travers cette filière. Avec elle, nous avons un écho mondial. Il y a une demande en semences et capacité d’accompagnement, qui fait que la France est attendue. Au-delà des atouts nous avons à répondre à des besoins. Cet effet miroir doit nous inviter à maintenir une ambition de l’agriculture française dans toute sa diversité, tous ses modèles, toutes ses trajectoires. Une ambition pour mettre l’agriculture au coeur de l’influence de la France dans le monde ; influence par sa compétitivité économique, sa contribution à la sécurité alimentaire mondiale ; en termes de coopération avec des partenaires étranger publics ou privés. »

Sébastien Abis, directeur du club Demeter, chercheur associé à l’IRIS

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« La question de la semence, du génie génétique sont absolument essentiels. Nous avons un savoir-faire français, un des meilleurs au monde. Nous avons l’impression qu’à la fois le Gouvernement et l’opinion publique ont oublié l’importance de ces enjeux. Il faut produire pour assurer demain, et protéger ces récoltes de demain, car sinon nous reviendrons à la faim et l’insécurité alimentaire qui était notre passé. »

Sylvie Brunel, géographe, écrivain et économiste

344 M €

Chiffre d’affaires

92 programmes de recherche
soutenus par le FSOV
depuis sa création