GNIS

françois-desprez-president-du-gnis

Édito de François Desprez

Engager l’agriculture française et ses filières dans la transition agroécologique

Dans le contexte de la loi EGalim issue des États généraux de l’alimentation et du Plan de filière semences et plants, engager l’agriculture française et ses filières dans la transition agroécologique est approuvé par les agriculteurs et répond aux attentes de la société et des consommateurs.

Pour proposer une alimentation saine et durable, des défis s’imposent à nos pratiques professionnelles : s’ajuster aux épisodes climatiques excessifs de plus en plus fréquents, réduire l’utilisation de produits chimiques, anticiper les conséquences que cela entraîne sur les rendements et la qualité des productions, répondre au développement de l’agriculture biologique et des circuits courts… Pour les relever et réussir cette transition agroécologique, la filière semences bénéficie de leviers d’envergure.

Avoir accès aux outils innovants de son secteur, y compris ceux de le la mutagénèse dirigée, lui est nécessaire pour assurer, à l’avenir, cette fonction majeure. La filière doit également s’inscrire dans un cadre réglementaire clair, dont les exigences soient proportionnelles aux risques, et qui ne fausse pas la concurrence, notamment sur le marché unique européen. Si ces conditions sont remplies, les semences, l’amélioration des plantes et la filière pourront jouer le rôle que tous attendent dans cette transition.

Dans la démarche collective qui est la sienne, le rôle du GNIS est d’assurer que ces facteurs de succès soient réunis. Cela suppose une interprofession en ordre de marche, d’où la nécessité d’une réorganisation fonctionnelle du Groupement. La réforme de financement a été conduite dans ce sens, selon les critères qui lui avaient été assignés : équité entre les espèces et les familles professionnelles, stricte suffisance, et simplification.

À présent, il nous faut préparer une réforme de la gouvernance, qui doit permettre au GNIS d’être encore plus représentatif de l’ensemble des professions qui sont liées aux semences. Il faut également échanger davantage avec la société et les consommateurs, pour expliquer qui nous sommes, comment nous travaillons, l’utilité sociale de nos métiers, et être en mesure d’entendre tous ceux qui s’estiment concernés par ce qui est mis en oeuvre dans nos entreprises, nos champs, et nos laboratoires. C’est le sens et le rôle qui est assigné au Comité des enjeux sociétaux qui vient d’être créé au sein du GNIS. Pour répondre aux critiques qui nous sont adressées, nous avons besoin d’un Groupement plus opérationnel, ouvert et transparent.

Les temps forts de l’année à venir sont cette réflexion sur la gouvernance et la poursuite de la mise en oeuvre de notre plan de filière, dont certains engagements, comme le soutien aux ressources génétiques, l’évolution du secteur des semences bio ou les réflexions réglementaires sont déjà en place. Ainsi, l’interprofession sera à la hauteur des défis que représente la transition agroécologique, et nous serons en mesure d’aider pleinement les agriculteurs qui nous sollicitent pour faire cette mutation. Mais celle-ci ne se fera qu’en accord avec la société sur ce que nous proposons et mettons en oeuvre.

François DesprezPrésident du GNIS