GNIS

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Édito de François Desprez

Collective, engagée et solidaire, l’interprofession s’est montrée forte de ses valeurs. La passion du métier et l’engagement de nos professionnels ne se sont pas démentis.

La publication de ce rapport a été retardée par la crise sanitaire que nous traversons actuellement et dont l’impact est majeur pour nous tous. Néanmoins, cette situation exceptionnelle aura eu le mérite de mettre en lumière la place de l’alimentation dans nos sociétés ainsi que la résilience des filières agricoles, et en particulier de la nôtre.

La filière semences et plants s’est en effet mobilisée au service de l’intérêt collectif. Malgré les nombreuses contraintes dues à cette situation, les agriculteurs ont pu être livrés. Malgré la distanciation, le confinement, le télétravail, la filière est restée opérationnelle.

Collective, engagée et solidaire, l’interprofession s’est montrée forte de ses valeurs. Ainsi, nombreuses sont les entreprises de notre secteur qui ont donné des équipements de protection au personnel soignant. La passion du métier et l’engagement de nos professionnels ne se sont pas démentis. Ils ont continué à travailler sans relâcher leurs efforts tout en respectant les consignes de sécurité sanitaire.

Si cette crise a mis en lumière combien l’alimentation est au coeur du fonctionnement de nos sociétés, elle pose également la question de la souveraineté alimentaire et donc de la souveraineté semencière. Les dirigeants des pays particulièrement touchés par cette crise vont être amenés à interroger leur modèle agricole. Il est probable que ceux qui sont tributaires des importations de semences prendront des mesures afin de l’être moins. En tant que premier pays exportateur, nous pourrions être impactés. Si l’on veut maintenir notre place prépondérante et continuer à développer nos exportations, il nous faudra être encore plus performant, compétitif et miser sur la qualité de notre offre.

Aux côtés des agriculteurs multiplicateurs et des entreprises semencières qui sauront relever ces défis, j’en suis certain, il nous faut une interprofession performante qui puisse répondre aux attentes de ses membres et anticiper l’avenir. Dans un contexte concurrentiel rude, elle devra aider à identifier les marchés et promouvoir la semence française. Plus que jamais, le GNIS a un rôle à jouer !

Le Plan de filière, issu des États généraux de l’alimentation, engageait déjà notre organisation dans une démarche d’ouverture. Le projet stratégique que nous mettons aujourd’hui en place poursuit et conforte cette dynamique. Pour recréer de la confiance entre les citoyens, les consommateurs et notre interprofession, le GNIS s’est engagé dans une démarche RSO (Responsabilité sociétale des organisations). Ce travail a vocation à définir les enjeux d’avenir de toute la filière et ainsi d’aider les entreprises à élaborer leur propre RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Enfin, le 27 janvier 2021, pour la première fois dans l’histoire de notre organisation, tous les professionnels élus de l’interprofession seront rassemblés, afin que personnellement et collectivement, nous puissions nous emparer de notre projet stratégique. La journée se poursuivra avec une conférence au cours de laquelle la filière aura l’occasion de s’exposer en toute transparence au regard de la société. Nous comptons sur vous tous pour construire ensemble l’interprofession des semences et plants de demain !

François DesprezPrésident du GNIS