GNIS

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Orientations stratégiques du conseil d’administration

INNOVER POUR ACCOMPAGNER LES FILIÈRES EN TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE

Réussir la transition agroécologique est un enjeu majeur d’avenir. Il impose d’innover dans un contexte de changement climatique, où les périodes de sécheresse et d’inondation se multiplient et où les parasites et ravageurs se transforment ; et d’apporter des solutions adaptées aux défis que nous souhaitons relever, à savoir améliorer quantitativement et qualitativement l’alimentation, au moyen d’une agriculture sans produits phytosanitaires et engrais chimiques. Face à tous ces paramètres, la sélection variétale est l’une des réponses que peut apporter la science pour maintenir une agriculture performante sur le territoire français. Mais l’innovation et la recherche scientifique peuvent susciter interrogations et nourrir des inquiétudes. Il faut s’assurer que cette dernière se développe sans risque pour l’homme, la planète et la société. C’est dans ce sens que le GNIS participe aux débats qui agitent le monde agricole et accompagne sa filière.

Ainsi, le Groupement siège au HCB (Haut Conseil des Biotechnologies) au sein du Comité économique, éthique et social (CEES), instance de dialogue qui adresse des recommandations aux pouvoirs publics en vue d’éclairer ses décisions.

De juillet à novembre 2017, le GNIS a donc participé aux travaux et réflexions du HCB sur les nouvelles techniques d’amélioration des plantes.

En amélioration des plantes, la diversité des technologies offre une dynamique d’innovation pour les obtenteurs et l’ensemble de la filière. Le GNIS ne souhaite pas défendre une ou plusieurs technologies, mais laisser le champ des possibles ouvert en termes d’innovation pour répondre aux enjeux de demain.

Cette position, le GNIS la partage avec d’autres structures averties du secteur. En effet, suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’union européenne sur les plantes transgéniques, le Conseil scientifique européen, l’UFS, l’ESA ou l’INRA ont exprimé leur inquiétude de voir les nouvelles techniques de sélection comme l’édition de gènes ou CRISPR/CAS9 soumises à la règlementation OGM. D’autant que ces outils reproduisent ce que la nature peut réaliser, contrairement à la transgénèse, et comme le fait la mutagénèse qui a permis d’obtenir de nombreuses plantes actuellement sur le marché.

La filière souhaite également participer à la réduction de l’utilisation et des impacts des produits phytopharmaceutiques.

Pour participer à cette évolution nécessaire des pratiques agricoles, l’utilisation de variétés propices à limiter l’utilisation de produits phytosanitaires au bénéfice de l’environnement est encouragée. Ainsi, le GNIS soutient le dispositif expérimental de certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) mis en place en 2016 par le ministère de l’Agriculture, qui incite les distributeurs de produits phytopharmaceutiques à promouvoir ou à mettre en oeuvre auprès des utilisateurs professionnels des actions permettant de réduire l’utilisation de ces produits. Le GNIS a informé les distributeurs sur les deux fiches relatives aux semences de céréales et plants de pomme de terre qui ont été rédigées grâce à l’expertise des professionnels du Geves et d’ARVALIS-Institut du végétal.

Par ailleurs, le GNIS participe à une démarche similaire : aux côtés d’autres fédérations du secteur semences, il adhère au Contrat de solutions lancé par 40 organisations et dont l’objectif est de mettre en oeuvre la baisse de l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture française, car parmi les solutions à explorer, un grand nombre sont portées par la semence et la génétique.

Les techniques de mutagénèse

L’arrêt de la Cour de justice de l’union européenne du 25 juillet 2018, estime qu’en elles-mêmes les techniques de mutagénèse relèvent bien de la directive de 2001 sur les inventions biotechnologiques mais que les produits issus des techniques qui existaient en 2001 peuvent bénéficier de la dérogation à la règle fixée à ce moment-là.