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Lins et chanvre

RELEVER LES DÉFIS

Le lin et le chanvre ont bien des points communs. Plantes à fibres, ils donnent naissance à des matériaux biosourcés aux usages divers, en exploitant la totalité de l’appareil végétatif. Ils se caractérisent aussi par une conduite de culture peu exigeante en intrants. Le lin et le chanvre sont donc à même d’apporter des réponses aux préoccupations de plus en plus fortes sur l’impact environnemental des productions agricoles et industrielles. Notre section est plus que jamais mobilisée pour maintenir la capacité de nos filières à répondre à la demande. Dans une période de mutation forte, c’est un défi que nous serons fiers de relever.

Jérôme Lheureux,Président de la section Lins et chanvre

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Dans le cadre des efforts de tous pour éviter la sur-transposition, la section a souhaité que la transcription française de la directive Lin et chanvre soit modifiée afin de supprimer la norme en matière d’humidité.

En effet, cette norme n’existe qu’en France, alors que de fait il n’y a eu aucun lot refusé ces trois dernières années et que le contrôle de cette norme a entraîné plus de 1 000 analyses.

Concernant la folle avoine, la norme de 0 est bien identique dans la directive européenne et dans le règlement technique. Cependant, en France, la règle suivante a été adoptée, à savoir que la présence d’une folle avoine dans un échantillon n’est pas considérée comme une impureté si un second échantillon en est exempt. La section a donc écrit au ministère de l’Agriculture pour que celui-ci entame les démarches nécessaires au niveau européen.

On sait que la production de semences de chanvre peut être extrêmement sensible à des fécondations croisées qui viendraient altérer la pureté variétale des productions.

C’est pourquoi une zone protégée de production de semences de base et certifiées de chanvre avait été créée en 2006 dans les départements du Maine-et-Loire et de l’Indre-et-Loire. Cette zone protégée a parfaitement fonctionné mais sa durée n’allait que jusqu’au 31 décembre 2018. C’est pourquoi la Fédération nationale des producteurs de chanvre (FNPC) a déposé à nouveau une demande de protection de cette zone afin qu’elle soit recréée à partir de janvier 2019 et sans limitation de durée. En présentant cette demande, la FNPC a souligné que l’aire de multiplication de semences concernée était à l’écart des zones de production de chanvre industrielles localisées dans l’Aube et la Marne. Le Conseil de la section a donné par conséquent un avis favorable à cette demande de zone protégée le 12 juin 2018, permettant à l’administration de lancer la consultation publique prévue par les textes.

Depuis 34 ans, la section invite les liniculteurs à participer à un tirage au sort qui récompense cinq utilisateurs de semences certifiées de lin high tech produites en région Hauts de France, Normandie et région parisienne.

Pour participer, il suffisait de retourner le coupon joint aux étiquettes des sacs de semences. 15 251 étiquettes qui ont été reçues, reflétant l’attachement de nos agriculteurs à l’excellence des productions françaises. Ce succès témoigne du travail de fond sur la communication, l’image, la qualité et l’accessibilité entrepris depuis plus de 30 ans dans ce secteur. Aujourd’hui 85 à 90 % des agriculteurs français utilisent des semences produites dans ces régions. En parallèle, un concours à destination du grand public invitait les photographes, amateurs ou professionnels, à diffuser des images de champs ou fleurs de lin. Elles ont été publiées sur le site Internet www.lelin-cotenature.fr et la page facebook associée.

Témoignage

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Le concours qui récompensent les utilisateurs de semences de Lin

« Le concours, qui fête ses 35 ans, incite les agriculteurs à renvoyer les étiquettes des sachets de semences certifiées et donc à se fournir auprès de nos distributeurs. 200 lots sont en jeu dont cinq voyages. Chaque année, le tirage au sort est doublé par une question technique sur la production de lin pour mieux connaître la filière : taux de germination, profondeur à laquelle enterrer la graine, la production française, etc. Ce concours peut inciter certains agriculteurs à se fournir en semences certifiées françaises, et dans tous les cas, le logo du GNIS qui est apposé sur l’étiquette représente un gage de qualité et de sérieux pour les agriculteurs ! »

Laurent Vallée, distributeur de la linière du Ressault

24 M €

Chiffre d’affaires

85 à 90 % des agriculteurs français utilisent des semences produites en région Hauts de France, Normandie ou région parisienne.