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Maïs et sorgho

UNE FILIÈRE SOLIDAIRE

En 2018 les surfaces de multiplication et la production de semences de maïs et sorgho en France se stabilisent après trois années de baisse. La filière française reste compétitive et brille grâce à son niveau de qualité et à sa capacité à produire et mettre en marché un grand nombre de variétés. Collectivement, avec tous les professionnels du maïs et du sorgho, nous soutenons la recherche qui développe des solutions durables pour les producteurs de maïs grain comme pour les éleveurs. Nous valorisons ces cultures stratégiques auprès du grand public, les utilisateurs et des distributeurs.

Pierre Pagès,Président de la section Maïs et sorgho

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Dans le cadre de l’accord interprofessionnel relatif à la surveillance et à la lutte contre Diabrotica et les autres organismes nuisibles du maïs, le GNIS a géré différentes actions en 2018.

En soutien des actions de surveillance du territoire, le fonds Diabrotica finance l’épidémiosurveillance de la chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera). Ainsi un réseau de piégeage coordonné par les chambres d’agriculture a été une nouvelle fois mis en place. Les données étant publiques, elles sont valorisées dans les Bulletins de santé du végétal. Par exemple cette année, la population s’est encore développée en Alsace et en Rhône-Alpes, mais à des niveaux qui restent inférieurs aux seuils de nuisibilité. Des détections en Poitou-Charentes et en Aquitaine ont aussi eu lieu.

Un appel à projets avait été lancé en 2015 focalisé sur la chrysomèle. Trois projets de recherche ambitieux, suivis par le GNIS, ont fait l’objet d’une première restitution intermédiaire au Comité Scientifique de novembre.

Enfin, un nouvel appel à projet est en cours de préparation pour 2019. Il s’inscrit en synergie des projets Ecophyto : suite au retrait des traitements de semences à base de néonicotinoïdes, l’appel à projet vise à trouver des solutions efficaces ne relevant pas des produits phytopharmaceutiques contre tous les ravageurs de début de cycle du maïs et particulièrement le taupin, la géomyze, les autres mouches du semis et la chrysomèle.

La communication sur les semences de maïs auprès du grand public est englobée dans une campagne plus large sur le maïs. Les campagnes « Cet épi m’épate » et « Maïs culture durable » ont été menées conjointement avec l’AGPM et l’UFS.

Vous avez certainement remarqué les recettes à base de maïs diffusées sur TF1 ou sur la chaîne Youcook de juin à octobre, 20 chroniques diffusées sur France Info pendant le journal de midi, ou encore la vidéo « Cette plante maya conquiert le monde » du youtubeur féru d’histoire, Benjamin Brillaud.

Cette année, une action ciblée vers les agriculteurs cultivant du maïs grain a été soutenue par le GNIS, la FNPSMS et l’UFS. Une nouvelle page Facebook « Mon sol, mon maïs grain et moi » a été lancée pour témoigner de la performance et du progrès génétique en maïs grain. Ce lancement a été relayé à l’automne par un jeu concours mettant en valeur les plus belles photos de récoltes de maïs grain. Par ailleurs, la page Facebook « Ma vache, mon maïs fourrage et moi », à destination des éleveurs poursuit sa progression, avec aujourd’hui, une audience de 15 000 abonnés.

Enfin, l’excellence du sorgho français est mis en valeur au sein de l’association « sorgumID ». Le GNIS a participé à l’organisation d’un congrès dédié au développement de cette culture qui s’est déroulé les 7 et 8 novembre 2018, à Milan.

997 M €

Chiffre d’affaires

« Cette plante maya conquiert le monde »

« Mon sol, mon maïs grain et moi »
Un partage de photos et d’expériences
+ de 1 000 abonnés Facebook

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Les professionnels unis contre le Diabrotica

Le Diabrotica est apparu sur le sol Français en 2002. Au titre de ravageur classé comme parasite de quarantaine, l’État a pris des arrêtés pour éradiquer sa présence sur le territoire, en imposant des traitements et la rotation des cultures aux agriculteurs touchés. Le Code rural permettait d’indemniser les professionnels concernés, par le biais de la création d’une caisse de solidarité, à laquelle l’État abonderait à hauteur de 50 %. Ainsi, en 2009, les producteurs ont signé un accord interprofessionnel permettant la création de cette caisse gérée par le GNIS et alimentée par une cotisation payée par tous les producteurs de maïs en fonction de leur surface. L’accord fut conclu au sein de la section Maïs et sorgho du GNIS, puis étendu par les pouvoirs publics. Au-delà, la profession s’est organisée : gérer les demandes d’indemnisation, les valider localement puis nationalement, indemniser les agriculteurs, et recevoir la partie financière de l’État. Encore d’actualité, ce mécanisme de solidarité permet aujourd’hui de surveiller d’autres ravageurs