GNIS

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Orientations stratégiques du conseil d’administration

MIEUX RÉPONDRE AUX ATTENTES DES CITOYENS, DES CONSOMMATEURS ET DES CLIENTS

Être à l’écoute de ses clients et de ses consommateurs a toujours été essentiel dans les choix stratégiques de la filière. Mais répondre aux attentes des citoyens relève d’une démarche plus récente, d’une volonté forte du conseil d’administration. La publication sur le site du GNIS du plan de filière durant le mois dejanvier 2018 en témoigne, comme leprolongement de la sollicitation de la société civile etdesorganisations nongouvernementales pour le compléter.

Aujourd’hui, le GNIS se dote d’un comité des enjeux sociétaux (CES), qui a pour objectif d’apporter un éclairage différent et indépendant à son conseil d’administration sur les questions sociétales et environnementales, et d’entamer un dialogue structuré avec les acteurs de la société civile.

Le 11 décembre 2018, le conseil d’administration a modifié le règlement intérieur du GNIS pour intégrer la création du comité des enjeux sociétaux. Il fait suite à une année de réflexion sur les mandats et rôles qui devaient lui être confiés. Ainsi, la mission dévolue au CES est d’apporter réflexions, conseil, sensibilisation et, au besoin, alerte sur tous les sujets dont il se saisirait ou pour lesquels le conseil d’administration le saisirait. Il a pour mission de conduire et développer la réflexion sur les questions sociétales d’ordre éthique, environnemental et politique relatives aux semences et plants, pour notamment répondre aux enjeux actuels et à venir, tels que le maintien de la biodiversité, le changement climatique ou la qualité de l’alimentation. Sa liberté d’action et son indépendance sont entières. Aussi, le conseil d’administration a choisi d’en confier la présidence à une personnalité de la société civile n’ayant pas de lien économique direct avec le secteur d’activité de la filière, et lui a confié comme mission la constitution de son comité et sa réunion au premier semestre 2019.

En juin 2017, le GNIS s’est doté d’une commission bio transversale pour gérer les questions communes aux différents groupes existants dans les sections.

La filière entend pleinement assumer la responsabilité sociale et environnementale que l’on est en droit d’attendre d’un secteur essentiel à la satisfaction des besoins les plus fondamentaux de l’homme.

Semences-biologiques.org a fait peau neuve

Depuis 2017, le GNIS siège au Comité national de l’agriculture biologique de INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), et est membre de sa commission Semences. L’interprofession apporte son expertise et participe aux éclairages sur les relations entre les législations Bio et Semences. En 2018, le GNIS et l’INAO ont signé deux conventions. L’une, tripartite, avec le ministère de l’Agriculture, désigne le Groupement comme gestionnaire de la base de données des semences et plants biologiques. L’autre, entre le GNIS et l’INAO, a donné au Groupement la responsabilité de la refonte et modernisation du site semences-biologiques.org, administré par le GNIS depuis 2004. Le site répond au principe de règlementation européenne qui impose aux États membres d’avoir une base de données des semences et plants disponibles.

Semences-biologiques.org met en lien fournisseurs et utilisateurs. L’outil permet aussi de saisir les demandes de dérogation pour utiliser des semences conventionnelles non traitées en cas de non disponibilité de semences biologiques. Si, à son lancement, le site enregistrait moins de 10000 demandes par an, lesdemandes de dérogations atteignaient 75000 en 2017. C’est pour permettre de s’adapter au trafic croissant et aux attentes des utilisateurs en termes d’ergonomie, rapidité et simplicité, que ce site a été totalement refondu. La principale amélioration apportée est la création d’uncompte individuel avec identifiant et mot de passe pour lesdemandeurs, qui leur permet de suivre leur demande dedérogation et qui permet aux organismes certificateurs de mieux travailler.

www.semences-biologiques.org

La commission agriculture biologique par Pierre Pagès, son président

La commission bio a été créée en juin 2017. N’est-ce pas tard ?

C’était le bon moment. Il fallait que tous les acteurs de l’interprofession soient prêts, face à l’évolution du marché, de la société, des esprits ; et avoir un positionnement clair sur le sujet. Un travail préalable avait été fait dans le cadre de plusieurs sections, où il existait déjà des groupes dédiés au bio. La maturité est arrivée par ce biais et celui des contacts qui s’y étaient noués. De même, il nous fallait instaurer un dialogue avec un certain nombre d’acteurs qui ne sont pas membres du GNIS. La commission bio ne pouvait exister que parce que le GNIS et les acteurs du bio étaient mûrs pour discuter entre eux. C’est pour cette raison que nous avons réussi à élaborer toute la partie sur le bio dans le plan de filière en un temps très contraint.

À quel besoin répond-elle ?

Elle répond aux attentes du marché qui se développe fortement. Ces 15 dernières années, les surfaces de multiplication de semences biologiques ont quadruplé. Nous avons besoin d’une structure horizontale et organisée, pour optimiser le dialogue entre tous les acteurs. La commission dépend directement du conseil d’administration, et permet, notamment, de suivre les actions du plan de filière. Ses 21 membres sont des représentants des établissements producteurs, des agriculteurs-multiplicateurs et des utilisateurs. Par ailleurs, des membres extérieurs au GNIS sont invités : la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique), l’ITAB, l’Agence Bio, l’INAO, c’est-à-dire des experts du monde du bio, au-delà des semences. L’objectif étant d’avoir un échange large avec des professionnels motivés par cette problématique.

Quelles actions a-t-elle mises en place ?

La première fut de travailler sur la convention avec l’INAO pour donner accès aux quantités de semences dérogées, de connaître les besoins et d’orienter les productions des établissements producteurs de semences biologiques. Cela permet aussi aux instituts techniques de savoir quelles variétés tester. Le GNIS a porté cette demande de convention au nom de la commission bio, auprès de l’INAO. Elle fut satisfaite en juillet 2018. Nous élaborons par ailleurs une convention avec l’ITAB afin de faciliter les échanges d’informations sur la production de semences biologiques qui doit permettre d’orienter les expérimentations sur les variétés adaptées au bio et disponibles. Enfin, la commission travaille sur les actes délégués du nouveau règlement de l’UE de l’agriculture biologique, notamment concernant le matériel hétérogène.

Aujourd’hui, quelles sont ses ambitions ?

D’être proactive dans la production de semences bio et dans l’agriculture bio en matière de connaissance du marché, d’approvisionnement, de données statistiques spécifiques. Il n’y a pas de raison que l’on soit leader en production de semences, et pas en semences biologiques ! Cela relève de notre responsabilité collective (plutôt que politique). En 2018, nous avons augmenté la surface de production de semences bio de 30 %. Mais, aujourd’hui, dans un certain nombre de cas, nous dépendons des importations. Il faut inverser la logique ! Nous estimons que nous avons les moyens de le faire, et de façon organisée.

Le GNIS est présent auprès de nombreux acteurs

Agence française pour la biodiversité, Agreenium, Agrocampus Ouest, Cité Nature d’Arras, CLIAA (Comité de Liaison des Interprofessions Agricoles et Agro-alimentaires), CNVVF (Conseil National des Villes et Villages Fleuris), FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité), Fondation pour l’innovation et la transmission du goût, Grande Halle de la Villette, INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), Jardin botanique de la ville de Dijon, Ministère de la Culture, Office National de la Chasse et de la Faune, Pacte pour le jardin, Parc Terra Botanica, SCC (Stratégie et Communication Collectives), Terre des Sciences, Végépolys.

Voici par exemple l’association Solaal, qui lutte contre le gaspillage alimentaire.

L’association Solaal (Solidarité des producteurs agricoles et des filières alimentaires), reconnue d’intérêt général, facilite le lien entre donateurs des filières agricoles et alimentaires et les associations d’aide alimentaire. Elle comptabilise 35 membres solidaires, parmi lesquels les grandes fédérations de producteurs dont Interfel, FOP, FNIL, AGPM, ainsi que la FNSEA et le Programme national pour l’alimentation du ministère de l’Agriculture. En tant que partenaire, le GNIS est amené à aider les producteurs qui auraient besoin de semences suite à des difficultés. En cinq années d’existence, Solaal a permis de distribuer 13 500 tonnes de dons et 27 millions de repas à plus de 4 millions de personnes dans le besoin.

Pour en savoir plus : www.solaal.org