GNIS

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Plantes oléagineuses

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Les cultures oléagineuses ont le vent en poupe, nos productions de semences en sont le reflet avec une explosion du colza et du tournesol en deux ans. La technicité, la qualité des semences françaises et notre capacité à gérer les délais de mise à disposition confortent notre position de leader européen. Mais nous ne sommes pas seuls et nous nous assurons de rester compétitifs sur les marchés de l’export qui portent la moitié des débouchés. Nos challenges sont à la fois agronomiques et environnementaux ; nous développons toute notre énergie face à des impasses pour contrôler l’état des cultures du semis à la récolte et ne pas subir le climat, les insectes, les surcoûts. Enfin, l’expertise française sur les abeilles et la gestion de la pollinisation en oléagineux n’est plus à démontrer, nous valorisons nos années de travaux. Quelle que soit la transition à suivre, les oléagineux garderont la place qui leur est due dans les systèmes de culture.

Laurent Bourdil,Président de la section Plantes oléagineuses

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Les dessicants, utilisés en production de semences de tournesol, de colza ou de soja pour accélérer la maturité des graines, faciliter et sécuriser la récolte malgré des plantes et graines humides viennent d’être interdits en Europe.

La profession s’était mobilisée pour rechercher des alternatives. Le GNIS a confié à l’Anamso (Association nationale d’agriculteurs de semences oléagineuses) de poursuivre en 2018 les tests au champ des alternatives mécaniques ou naturelles. Ces études mettent en avant la technique de l’andainage du colza, nous savons ainsi comment l’utiliser et le communiquons auprès des agriculteurs et conseillers, notamment grâce à un film réalisé cette année. En revanche, pour les récoltes de tournesol en zone humides, les études n’ont pas permis d’identifier une alternative satisfaisante pour gérer l’humidité, toutefois de nouvelles barres de coupe sont prometteuses pour garantir la récolte comme constaté lors des démonstrations en Charentes et en Auvergne faites en août et septembre. En conclusion, les premiers résultats sont acceptables mais aucune de ces solutions n’est pleinement satisfaisante et tous les producteurs risquent de ne pas pouvoir en bénéficier.

En 2013, un projet de recherche fondamentale, Polapis, débuta, afin de mieux comprendre la pollinisation par les abeilles en production de semences de tournesol et de colza.

Même s’il reste des sujets à approfondir, les règles de gestion des colonies d’abeilles en production de semences oléagineuses sont aujourd’hui maîtrisées comme en témoigne la plaquette Pollinisation du Tournesol – 8 conseils pour l’optimiser créée en 2018. Les résultats de cette étude ont été communiqués aux établissements producteurs en juin lors d’une réunion, puis lors des journées d’ouvertures de ruches et enfin un colloque est en préparation pour mars 2019 afin de toucher les agriculteurs, les apiculteurs et le grand public.

Bien que leader dans le secteur, la France a néanmoins des concurrents… En 2018, des études comparatives ont été conduites avec d’autres pays pour étudier la compétitivité de la production de semences oléagineuses.

Ainsi, deux principaux concurrents ont été étudiés : l’Espagne pour la production de semences de colza et la Turquie pour la production de semences de tournesol. Les axes de recherche ont porté sur le contexte agricole-économique-politique, la maîtrise technique, l’innovation, la gestion des contraintes réglementaires et l’organisation des filières. L’objectif principal étant de comprendre le marché et la répartition de la chaîne de valeur.

Témoignage

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Quelles synergies entre apiculture et multiplication de semences ?

« La fécondation des lignées femelles de colza et de tournesol se fait exclusivement par des insectes pollinisateurs et plus particulièrement par les abeilles. La réussite de notre production de semences dépend d’elles ! Nous accueillons, contre rémunération, deux ruches par hectare. Nous travaillons main dans la main avec les apiculteurs, en fonction des problématiques de chacun. Auparavant, par méconnaissance et absence d’échange, les pratiques étaient différentes. Aujourd’hui, elles sont adaptées pour ne pas affecter la santé des abeilles. Les ruches sont installées à un moment et à un lieu précis en fonction du soleil et de l’accès à l’eau. La collaboration passe par un contrat qui précise les modalités d’utilisation, si nécessaire, des produits phytosanitaires ou des fongicides. Les apiculteurs aussi se sont professionnalisés, et certains dans la pollinisation. Le fait que nous nous soyons mis autour de la table pour échanger, a permis à chacun de comprendre les problématiques de l’autre. »

Patrick Coll, agriculteur-multiplicateur dans l’Aude

481 M €

Chiffre d’affaires