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Plants de pomme de terre

ÉCLAIRER LE TRAVAIL D’ENVERGURE DE LA FILIÈRE

Cette année a été marquée par une volonté forte des différentes familles de la section de valoriser le travail de la filière Plants de pomme de terre et de communiquer ce travail auprès des utilisateurs qu’ils soient agriculteurs français, jardiniers ou opérateurs et officiels étrangers. Suite à cette réflexion, la section a développé de nouvelles actions qui ont intéressé et impliqué les différentes familles de la filière Plants dans un véritable esprit interprofessionnel.

Jean-Charles Quillet,Président de la section Plants de pomme de terre

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Cultiver, récolter et déguster ses pommes de terre, c’est facile et accessible à tous ! Pour faire passer ce message, 13 courtes vidéos (entre 1 et 3 minutes) illustrent les différentes étapes de la culture de la pomme de terre dans une ambiance jeune et urbaine.

Elles sont en accès libre sur le Web et sont classées selon trois thèmes qui correspondent à des modes de vie différents et modernes : en jardin, en carré potager sur un toit, en pot sur une terrasse. Mises en ligne en début d’année 2018, elles ont rapidement atteint leurs objectifs : rajeunir l’image de la culture et atteindre le grand public. Six mois après leur diffusion elles ont été visionnées 10 709 fois via le site dédié www.plantdepommedeterre.org, la page YouTube du GNIS, ainsi que celles des grandes chaînes de jardineries qui les ont reprises. Cette audience est élargie par la possibilité de les télécharger via le site du GNIS, ce qui a été fait par de nombreuses autres jardineries.

Les neuf organisations signataires de l’accord « plants de ferme » se sont rassemblées pour rédiger un communiqué de presse rappelant la règlementation en vigueur sur les plants de ferme cosignée en 2016 au GNIS.

Un geste fort pour remédier à une pratique non conforme à la règlementation sanitaire française qui voit l’utilisation, sur le territoire français, de plants de ferme produits en dehors des frontières du pays (particulièrement dans les Hauts-de-France, voisine de la Belgique). Cette information a été largement reprise dans la presse spécialisée et locale d’une dizaine de départements des Hauts-de-France, de Normandie et de la région Grand Est, ainsi que dans des journaux belges. Les neuf signataires de cet accord sont autant les agriculteurs producteurs et utilisateurs que les transformateurs, conditionneurs ou les sélectionneurs.

« L’application des normes et procédures internationales pour inspecter les plants de pomme de terre importés », tel était l’objet du séminaire qui a réuni 70 professionnels et officiels français et égyptiens du secteur, au Caire, en novembre 2017.

Dans un contexte où l’Égypte est le premier pays vers lequel nous exportons nos plants de pomme de terre, échanger sur l’analyse des risques phytosanitaires est profitable aux deux parties ; l’objectif étant d’harmoniser techniques et savoir-faire. Dans ce sens, sont intervenus FranceAgriMer, organisateur du séminaire avec le GNIS et la Férération nationale des producteurs de plants de pomme de terre (FN3PT), des représentants du Soc, de la FN3PT ainsi que le président de la section Plants de pomme de terre du GNIS, Jean-Charles Quillet, pour détailler les pratiques du secteur français auprès des représentants de l’État et importateurs égyptiens. Ces deux jours ont abouti à une série de recommandations et à la relance de la collaboration entre les deux pays, notamment par le biais de formation et la mise à disposition de kits de diagnostic. Ainsi, au mois de janvier 2018, une délégation égyptienne est allée rencontrer les professionnels français sur leur terrain où se pratiquent analyses et inspections.

Témoignage

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Vigilance maximum sur la pomme de terre

« La pomme de terre est l’espèce la plus réglementée pour le commerce des semences et plants, avec plus d’une quarantaine de bioagresseurs pris en compte dans les normes internationales de certification des plants. En effet, cette culture est particulièrement sensible aux attaques phytosanitaires pour de multiples raisons : multiplication végétative permettant la dissémination de nombreux pathogènes, importance des échanges commerciaux, diversité des bioagresseurs (virus, bactéries, champignons, ravageurs du sol, etc.). D’où l’importance de s’assurer que les plants certifiés ne transmettent pas ce cortège parasitaire et ne risquent pas de contaminer des parcelles pour de nombreuses années. En France, nous avons une situation sanitaire privilégiée avec des parasites qui restent localisés par rapport à nos concurrents. C’est une volonté des producteurs et des autres acteurs de la filière de développer des actions de recherche, de prévention, de détection, de contrôle, et des techniques rigoureuses de production, pour conserver cette qualité sanitaire de la production française. »

Yves Le Hingrat, spécialiste en recherche, développement et innovation pour la FN3PT RD3PT

227 M €

Chiffre d’affaires

13

tutos pomme de terre visionnés

+ de 10 700 fois

La France est le

2e exportateur

européen de plants de pomme de terre.