GNIS

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Orientations stratégiques du conseil d’administration

PROTÉGER, ENRICHIR ET DIFFUSER LA BIODIVERSITÉ

Dès les années 1950, la filière a été à l’initiative du droit d’obtention végétale sur les nouvelles variétés sélectionnées. Ce mode de propriété intellectuelle libre et ouvert à tous favorise la biodiversité. Cette position témoigne combien celle-ci est au coeur despréoccupations des professionnels. Plusieurs actions concrètes en témoignent.

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En mars 2018, le GNIS versait, pour la première fois, 175 000 euros de contribution volontaire au Fonds de partage des avantages du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (TIRPAA).

Cette contribution volontaire, décidée en octobre 2017, permet de financer les actions de conservation et d’utilisation des ressources génétiques, en particulier des pays émergents et en développement. Cet engagement pluriannuel est singulier dans le panorama mondial du secteur des semences.

En parallèle, une autre contribution, également pluriannuelle, d’un montant équivalent, a été versée pour soutenir la conservation et la gestion des ressources génétiques françaises, actées par la loi sur la biodiversité de 2016. Ce financement consiste en un soutien interprofessionnel aux collections qui manquent des financements privés ou publics nécessaires à leur conservation.

Toujours dans la droite ligne du plan de filière semences et plants, le GNIS souhaite que la règlementation sur les variétés pour amateurs et anciennes soit allégée : la gratuité d’inscription sur ces listes du Catalogue officiel du ministère de l’Agriculture, géré par le CTPS, l’agrément des petits opérateurs avec des critères simplifiés, plus de flexibilité sur les critères techniques d’inscription et de contrôle de la qualité.

En juin 2018, un groupe de travail d’une quarantaine de personnes a été mis en place à l’initiative du GNIS et du GEVES pour favoriser le maintien des variétés du domaine public. Ouvert à des membres extérieurs à l’interprofession, il a étendu ses réflexions à l’ensemble des problématiques des listes c et d du Catalogue officiel. L’objectif que s’est fixé le conseil d’administration du GNIS est d’adresser des propositions concrètes aux pouvoirs publics, au deuxième trimestre 2019.

Le GNIS est l’une des 250 structures associées dans la fondation issue du Grenelle de l’environnement.

En 2018, plusieurs évènements ont accompagné son dixième anniversaire. Le GNIS a choisi de soutenir le « Prix des jeunes chercheurs » qui récompense un universitaire dont le travail favorise la recherche en ressources génétiques végétales et l’agriculture durable. Stéphanie Arnoux (Inra), qui étudie les conséquences de la domestication chez les Solanacées, en fut la lauréate.

En octobre 2017, le GNIS a organisé une journée de sensibilisation à la biodiversité.

La ville de Castelnaudary dans l’Aude a accueilli 200 personnes. Cette manifestation était à sa neuvième édition. Autour de la table ronde, échanges et visite de parcelles de légumes, c’est la diversité qu’offre la filière aux consommateurs et les exigences du travail des sélectionneurs et agriculteurs-multiplicateurs, qui étaient mises en avant.

Contribuer au financement des actions de conservation et de gestion des ressources génétiques françaises, actées par la loi sur la biodiversité de 2016.

TIRPAA

Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, adopté en 2001, a mis en place un système multilatéral d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages des produits qui en sont issus. Ce Traité, qui concerne 64 des principales espèces utilisées pour l’agriculture et l’alimentation mondiale, est un véritable succès. En effet, il comprend aujourd’hui 1 500 000 ressources génétiques, dont des centaines de millions sont échangées chaque année.

Parole de professionnel : Olivier Joselon, mainteneur de variétés du domaine public

Pourquoi maintenir les variétés du domaine public ?

Nous maintenons une forte proportion des variétés standard du Catalogue français avant tout pour répondre aux attentes de nos clients et pour être en conformité avec la règlementation. Au fil des multiplications, les variétés dégénèrent, deviennent hétérogènes. Maintenir des variétés demande du temps, de l’observation, de la documentation. Chaque année, nous testons nos productions pour valider que nos variétés sont toujours conformes et définissons entre 30 à 40 variétés qui feront l’objet d’un plan de maintenance.

Avez-vous des attentes auprès des pouvoirs publics ?

Notre travail est mal reconnu, difficile à valoriser sur les variétés du domaine public. Certains producteurs, sans être déclarés mainteneurs et sans faire le travail que nous faisons, produisent des variétés et les vendent moins cher. Pourtant, il faut des mainteneurs pour que la variété soit inscrite au Catalogue. On accuse à tort les semenciers de confisquer la biodiversité, mais le Catalogue officiel n’a jamais été aussi riche ! Ils conservent pour leurs besoins une base très large d’échantillons de semences. Par ailleurs, beaucoup de variétés du domaine public n’ont qu’un seul mainteneur. C’est une énorme responsabilité sociétale pour ce dernier. J’attends des pouvoirs publics qu’ils encouragent et récompensent les efforts de ces entreprises et structures qui maintiennent les variétés anciennes. Les contraintes réglementaires de la France sont un atout. Les règles de germination, sanitaires, de contrôle, de pureté, etc. nous ont permis d’être premiers dans le secteur. Sans elles, les étapes qui garantissent la qualité ne seraient plus inévitables. Les semences seraient probablement moins chères mais de qualité moindre.